Réduire des seins trop gros

Corriger une poitrine trop volumineuse
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La réduction mammaire ou plastie de réduction

Qu’ est ce que l’hypertrophie mammaire ?

L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptose mammaire) et parfois à un certain degré d’asymétrie.

L’hypertrophie mammaire implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires). Il existe aussi fréquemment un retentissement psychologique notable. Ces troubles justifient la participation financière de l’assurance maladie sous certaines conditions.

Qu’est ce que la chirurgie de réduction mammaire ?

L’intervention réalise l’ablation du tissu mammaire en excès. On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Ce volume mammaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé.

Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Les berges de la peau ainsi découpées sont alors suturées : ces sutures sont à l’origine des cicatrices.

L’intervention comporte l’ablation de l’excès de glande mammaire et de peau, puis la reposition de l’aréole et du mamelon, enfin le remodelage de la glande mammaire résiduelle. Cette opération impose une anesthésie générale et ne nécessitera habituellement qu’une hospitalisation de 24 à 48 heures.

Souvent ces cicatrices ont la forme d’un T inversé avec trois composantes péri-aréolaire au pourtour de l’aréole entre la peau brune et la peau blanche

– verticale, entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, –horizontale, dissimulée dans le sillon sous-mammaire.

La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de l’hypertrophie et de la ptose.

Parfois, notamment lorsque l’hypertrophie et la ptose sont modérées, on peut réaliser une méthode dite « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice transversale dans le sillon sous-mammaire et de réduire la rançon cicatricielle à ses composantes péri-aréolaire et verticale.

Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et au-delà, pendant toute la durée de la vie.

Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible. L’allaitement, quant à lui, est le plus souvent possible après une plastie mammaire. Cependant, on ne peut pas le promettre dans tous les cas et il faut mentionner le risque d’une impossibilité d’allaiter après certaines plasties mammaires pour hypertrophie.

Le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention. Il serait même légèrement réduit.

Que faut il faire avant la chirurgie de réduction mammaire ?

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.

Outre les examens pré-opératoires habituels, un bilan radiologique du sein est prescrit si nécessaire (mammographie, échographie).

Type d’anesthésie : Il s’agit d’une anesthésie générale, durant laquelle vous dormez complètement.

Modalités d’hospitalisation : Une hospitalisation de un à trois jours est habituellement nécessaire. Toutefois, dans certains cas, l’intervention peut être réalisée en ambulatoire c’est à dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.

Comment se déroule l’intervention de réduction mammaire ?

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour être examinés au microscope (examen histologique).

En fin d’intervention un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.

En fonction du chirurgien et de l’importance de l’hypertrophie, l’intervention peut durer de deux à quatre heures.

Quelles sont les suites opératoires après une réduction mammaire ?

Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures, remplacé par un pansement plus léger. Le pansement sera refait régulièrement jusqu’à ce que la cicatrisation soit acquise.

La sortie a lieu un à trois jours après l’intervention, puis la patiente est ensuite revue en consultation en post-opératoire.

On met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.

Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, au décours de l’intervention.

Les fils de suture, s’ils ne sont pas résorbables, sont retirés entre le huitième et le vingtième jour après l’intervention.

Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 8 à 21 jours.

On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples.

Un gonflement (œdème) et des ecchymoses (bleus) des seins, ainsi qu’une gêne à l’élévation des bras sont fréquemment observés.

Après l’opération corrigeant l’hypertrophie mammaire, vous devrez porter un soutien-gorge bien enveloppant pendant plusieurs semaines pour favoriser la cicatrisation, et éviter les exercices violents. Une perte de sensation du mamelon et de la peau est possible mais elle disparaît progressivement.
L’effet de l’intervention est définitif, il n’y a pas de récidive sauf en cas de prise de poids considérable. En revanche les seins peuvent diminuer un peu de volume après une grossesse et le chirurgien devra en tenir compte.

Quels résultats attendre après une chirurgie de réduction mammaire ?

Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux, symétrique ou très proche de la symétrie, et naturel. Au-delà de l’amélioration locale, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

 

Quelles sont les complications possibles après une réduction mammaire  ?

Une plastie mammaire de réduction, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétique, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques inhérents à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Cet acte reste notamment soumis aux aléas liés aux tissus vivants dont les réactions ne sont jamais entièrement prévisibles.

Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie

de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anes- thésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont de- venus statistiquement très faibles.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anes- thésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une plastie mammaire de réduction réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patientes sont pleinement satisfaites de leur résultat.

Pour autant, et malgré leur faible fréquence, vous devez être informée des complications possibles :

  • Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement très rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence :

port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.

  • La survenue d’une infection nécessite un traitement anti- biotique et parfois un drainage
  • Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
  • Un retard de cicatrisation peut parfois être observé, qui allonge les suites opératoires.
  • Une nécrose de la peau, de la glande, ou de l’aréole en fait rarement observée avec les techniques modernes, peut être responsable d’un retard de cicatrisation (le risque en est très accru par l’intoxication tabagique, et en cas de gigantomasties ou de très importantes hypertrophies).
  • Des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaire, peuvent parfois persister, même si la sensibilité redevient le plus souvent normale dans un délai de 6 à 18
  • Surtout l’évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes,d’apparition et d’évolution imprévisibles, qui peuvent com- promettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.Ainsi, dans la très grande majorité des cas, cette intervention, bien étudiée au préalable et correctement réalisée, donne un résultat très appréciable en termes de confort, même si la ran- çon cicatricielle inévitable en reste le principal inconvénient.

    Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

    Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

A partir de quel âge l’intervention peut-elle être pratiquée ?

En principe vers 18 ans, mais dans certains cas une intervention vers 14 ans peut être plus interessante pour diminuer les cicatrices.

Y-a-t-il un risque pour les grossesses et l’allaitement ?

Non

La sensibilité du mamelon est-elle modifiée ?

Elle peut rester parfois intacte, mais le plus souvent, elle est diminuée ou supprimée immédiatement après l’opération pour réapparaître progressivement dans les six mois qui suivent.

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Prix de la réduction mammaire

Prestations
Prix
Réduction mammaire 3 500 € – 5 000 €

Commentaires (4)

la chirurgie pour réduire les seins est elle prise en charge pas la sécurité sociale?

Bonjour Madame, le Reduction mammaire peut être prise en charge si vos seins sont suffisamment gros pour retirer 300g par côté. Bien cdlt

Bonjour,
Je suis très complexée par mes seins que je voudrais réduire mais j’ai peur des cicatrices, est-ce qu’on les voit beaucoup?
merci

Bonjour Madame, les cicatrices de réduction mammaire sont visibles pendant quelques mois puis s’estompent progressivement. Elles évoluent pendant un an et sont très acceptables en général. Bien cdlt

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