Bodylift

Liposuccion du ventre avec le bodylift

Qu’est ce que le bodylift et à qui s’adresse t’il ?

Le bodylift ou dermolipectomie totale circulaire est une opération destinée à retendre la peau du tiers moyen du corps. A l’avant du corps (abdomen), la peau en excès est descendue. A l’arrière du corps (fesses) et sur les côtés (cuisses externes), la peau est remontée. On aboutit ainsi à une cicatrice au niveau de la ceinture. On appelle aussi cette opération : lipectomie circulaire.

Le but du bodylift est d’enlever la peau en excès. Lorsqu’il y a aussi des excès de graisse, ceux-ci sont enlevés en même temps avec une diminution spectaculaire de volume global du corps.

Le body lift agit donc efficacement :

  • en avant, sur le ventre, le pubis et le haut des cuisses
  • en arrière, sur les fesses
  • latéralement, sur les hanches et la culotte de cheval

On peut mieux visualiser cette intervention en imaginant qu’on enlève une bande de peau de 20-25 cm de hauteur tout autour du corps et située au niveau de la ceinture. La cicatrice circulaire qui en résulte, peut paraître importante. Mais en fait, l’expérience prouve que si elle est bien positionnée (et donc facile à cacher par un sous-vêtement réduit) et si l’amélioration de la silhouette est spectaculaire, elle est très bien acceptée.

La fréquence de cette intervention chirurgicale a beaucoup augmenté ces dernières années, notamment en raison de l’augmentation des chirurgies d’amaigrissement ( sleeve et bypass gastrique ). Les patients opérés en chirurgie viscérale après avoir perdu plus de cinquante kilos en moyenne présentent des excès de peau très importants.

Aujourd’hui, l’opération s’est fortement améliorée et sophistiquée. Le chirurgien peut ainsi la proposer à beaucoup plus de patient(e)s : en fait, toutes et tous ceux qui ont de l’excès de peau autour du corps. Les causes peuvent être multiples :

  • l’amaigrissement massif est bien sûr la cause la plus fréquente survenant après régime, anneau gastrique ou by-pass. Les candidat(e)s à cette chirurgie ont perdu plusieurs dizaines de kilos mais il reste souvent encore de la graisse à enlever.
  • l’obésité du bas du corps, dite gynoïde, qui résiste aux régimes
  • l’obésité généralisée : dans ce cas le body lift peut aussi être considéré comme une chirurgie de réduction de la masse graisseuse. Ce sont des patient(e)s qui ont tout essayé sur le plan du régime et qui ne veulent pas subir les contraintes gênantes d’une chirurgie de l’estomac ou de l’intestin. La réduction peut dépasser les 10 kgs. Mais dans ce cas l’équipe chirurgicale doit être bien rodée à ce type d’intervention.
  • l’âge et l’altération de l’élasticité cutanée post-ménopausique : de la même manière que l’on pratique des liftings du visage on peut pratiquer des liftings du corps
  • les suites de liposuccion qui peut laisser un excès cutané si celle-ci a été pratiquée sous une peau à faible capacité élastique
  • la chute congénitale des fesses et des cuisses : c’est-à-dire sans cause réelle et dès la puberté la personne à la peau molle et les fesses tombantes. L’abdomen peut-être parfait et dans ce cas on ne pratique que la partie postérieure de l’intervention.

Que faut il faire avant l’intervention ?

Dans les cas dits « esthétiques », pour lesquels il s’agit seulement d’une correction de la peau en excès, la consultation respectera les critères classiques de la consultation de chirurgie esthétique et permettra de bien analyser les motivations. Mais en plus, on avertira bien le (la) patient(e) du fait qu’il s’agit d’une opération plus fatigante que la moyenne.

En cas de chirurgie dans un contexte d’obésité les consultations préopératoires doivent aborder :

  • les autres moyens adjuvants. Avant d’en venir à la chirurgie plastique, ils doivent être analysés et il ne faut pas hésiter à solliciter les confrères d’autres spécialités : nutritionniste, endrocrinologue, psychiatre comportementaliste, chirurgien bariatrique (digestif) si l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 40, coach sportif… la chirurgie plastique est certes radicale mais elle n’est qu’une des solutions du problème de remodelage de la silhouette.
  • l’évolution du poids du patient. Il est logique de pratiquer l’opération lorsque le poids est stable depuis plusieurs mois.
  • le versant psychologique. Un changement rapide et spectaculaire de forme du corps peut avoir un fort impact psychologique. Le chirurgien doit donc s’assurer de l’absence d’une trop grande fragilité à ce niveau. Au moindre doute, il s’aidera du psychologue ou du psychiatre qui donnera un diagnostic de faisabilité.
  • le bon état de santé physique et l’absence de carence car le body lift est une intervention longue (4 à 6 heures) et fatigante. Tout ceci est contrôlé par le médecin-anesthésiste qui voit le patient en consultation assez longtemps à l’avance pour avoir le temps de préparer l’intervention et de demander un bilan préopératoire complet.

ainsi vous être proposée. Vous pouvez également obtenir de l’aide auprès de Tabac-Info-Service (3989) pour vous orienter vers un sevrage tabagique ou être aidé par un tabacologue.

Le jour de l’intervention, au moindre doute, un test ni-cotinique urinaire pourrait vous être demandé et en cas de positivité, l’intervention pourrait être annulée par le chirurgien.

La cicatrice, qui est assez longue est, finalement la seule marque résiduelle de l’opération. Elle doit être expliquée en détail notamment sa forme et surtout sa future position qui peut varier en fonction du désir de la patiente pour s’adapter à son type de vêtement préféré. Actuellement, le choix se porte le plus souvent sur une position basse permettant le port des pantalons taille basse. Mais on peut parfaitement choisir une position haute pour s’adapter aux maillots de bain échancrés style « brésilien ». La largeur de la cicatrice finale est variable, de « fine » à « un peu distendue » (aléas de la cicatrisation). Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Une préparation cutanée est habituellement prescrite la veille et le matin de l’intervention.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. La durée de l’hospitalisation est de deux jours en moyenne. Cette durée peut aller jusqu’à quatre jours en l’absence de complications.

Chaque chirurgien adopte des procédés qui lui sont propres et qu’il adapte à chaque cas pour corriger sélectivement les défauts en présence et obtenir les meilleurs résultats. Il est donc difficile de systématiser l’intervention. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

Marquages préopératoires : ils sont essentiels au bon positionnement et à la symétrie de la cicatrice et sont réalisés avant toute prémédication pour que le (la) patient(e) puisse se mettre debout.

Installation : l’opération comporte 2 phases de durée à peu près égale. En principe, elle commence en position ventrale et se termine en position dorsale.

Liposuccion : l’intervention commence souvent par une liposuccion de la culotte de cheval et des hanches permettant d’enlever du volume et de mobiliser encore plus d’excès cutané.

Phase dorsale : la peau excédentaire est ensuite enlevée en bas du dos, au dessus des fesses et latéralement pour retendre la face externe des cuisses.

Le bodylift des fesses

Retournement du (de la) patient(e) : c’est une étape très codifiée et réalisée avec grande prudence. Après retournement, le (la) patient(e) est à nouveau préparé(e) (protocole antiseptique rigoureux) pour la deuxième phase de l’opération.

Phase ventrale (elle est identique à une plastie abdominale classique) : elle permet de tendre l’abdomen vers le bas, le pubis et le devant des cuisses vers le haut. Elle commence par une liposuccion permettant la mobilisation des tissus tout en minimisant les décollements. Le chirurgien rejoint l’incision postérieure qui sera ainsi en continuité avec l’incision antérieure. Aucun drain n’est nécessaire non plus car les nombreux vaisseaux lymphatiques sont respectés par la dissection, les décollements limités et capitonnés.

Bodylift

Comment se déroule la phase post opératoire ?

La récupération est un peu plus longue que pour une autre opération en raison de la durée de l’intervention, des surfaces opérées et des quantités enlevées. Le gonflement et les bleus apparaissent rapidement et peuvent être assez intenses de même que la fatigue et les douleurs.

En ce qui concerne les douleurs, elles sont prises en charge par les anesthésistes et sont grandement diminuées par des produits puissants. Le port d’une gaine de compression est essentiel pendant un mois pour limiter l’œdème. Le risque de phlébite compliquée d’embolie pulmonaire est très bas grâce aux injections anti-coagulantes et au lever précoce. La cicatrice ne devra pas être exposée au soleil ni aux UV avant 3 mois.

Une partie du résultat est visible immédiatement car la remise en tension de la peau est toujours spectaculaire. Au bout de trois semaines les oedèmes commencent à partir et le résultat est encore plus impressionnant. En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que, si elle s’estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que, si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du (de la) patient(e).

Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, le body lift apporte en règle générale à la patiente (ou patient) une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l’ajustement de leur équilibre pondéral.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une chirurgie importante et délicate, pour laquelle la qualité de l’indication et la rigueur du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.

Quelles sont les complications possibles ?

 Le plus souvent, un body lift correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s, avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.

Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées, sans qu’elles constituent de réelles complications :

  • Cicatrices disgracieuses
  • Réapparition de l’excès de peau : surtout chez les patient(e)s qui ont beaucoup maigri et dont la peau a des fibres élastiques en mauvais état. Il est toujours possible de faire des retouches sous anesthésie locale pour améliorer encore le résultat final.
  • les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, traitement anti-coagulant.
  • Saignements : ils sont possibles les premières heures mais restent habituellement très modérés. Quand ils sont trop im-portants, cela peut justifier une reprise au bloc opératoire.
  • Hématomes : ils peuvent nécessiter une évacuation s’ils sont volumineux ou trop douloureux
  • Epanchement séro-lymphatique abdominal ou latéral : Il peut apparaître quelques jours après l’intervention et peut être ponctionné. Il s’assèche ensuite mais peut laisser un oedème prolongé difficile à faire partir.
  • lnfection : malgré la présence naturelle de microbes vers la région anale, elle est très rare. Le cas échéant, elle justifie rapidement un traitement approprié.
  • Nécroses cutanées : bien que rares, elles sont toujours possi-bles, souvent au niveau du nombril ou des fesses. Les simples érosions dues aux pansements cicatrisent spontanément sans laisser de traces, contrairement aux nécroses cutanées.

Au total, grâce aux améliorations techniques, le body lift est devenu une opération bien plus fiable c’est-à-dire plus efficace tout en réduisant le risque de suites opératoires compliquées.

Il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions vous apporter en complément à la consultation. Nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».

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Prix du bodylift

Le prix estimatif du bodylift : A partir de 7000 euros. N’hésitez pas à prendre un premier rendez-vous

Commentaires (2)

Bonjour, quelle est la différence entre un bodylift et une abdominoplastie svp? Merci de votre réponse

Bonjour Madame, le bodylift permet de traiter le ventre ( excès de graisse et de peau ) ainsi que de remonter les fesses alors que l’abdominoplastie ( plastie abdominale permet de traiter le ventre. Bien cdlt

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